8 Commentaires
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Avatar de Cheunbaba

Bonjour,

Il est très important de pointer du doigt le travail d'arte, car c'est la seule chaîne qui offre un espace culturel réel sur la tnt. Elle touche donc ceux qui réfléchissent. Et s'ils sont en petit nombre, leur influence est déterminante dans le débat public.

Or au milieu d'un travail culturel réel, se cache parfois une ligne directrice politique très malicieuse, comme votre article le souligne. Dirigée par des suppôts de l'otan, pro européenne, mais y-a-t-il contradiction ? cette chaîne reprend ici un narratif éculé : la guerre des démocraties contre les empires (ou l'inverse si l'on en croit arte). Après 1918, il avait fallu poursuivre la guerre déjà gagnée pour réduire à néant l'empire austro hongrois. Il est toutefois vrai que les empires/royautés, n'ont pas toujours été tendres avec les démocraties. Pour preuve la réaction des royautés européennes face à la révolution française, qui n'a mis que de l'huile sur le feu.

Dans ce cadre, arte voudrait nous faire croire à son objectivité. Or le parti pris pour "nos" démocraties est évident. Et il est sans recul. Il n'y a pas d'objectivité d'arte qui légitimera toujours un massacre, comme en yougoslavie ou ailleurs, s'il se fait au nom de la démocratie, terme qu'il faudrait relativiser d'ailleurs, car qui de nos jours a l'impression de vivre en démocratie en france ? Nous sommes plutôt sous la férule de quelques oligarques qui mènent le jeu et se défient bien de donner la voix à un peuple qu'ils méprisent, et dont ils se servent uniquement pour asseoir leur position et dans l'objectif de favoriser leur commerce.

Oligarques, vous ne nous représentez pas. Nous sommes nos propres maîtres.

M.C

Avatar de Giak

Votre commentaire est d'une tout autre nature que ce qu'on lit habituellement. Vous avez lu l'article, vous en avez saisi la thèse, vous la prolongez avec votre propre analyse. C'est exactement le type d'échange pour lequel ce Substack existe.

Vous mettez le doigt sur un point central quand vous dites qu'Arte est « la seule chaîne qui offre un espace culturel réel sur la TNT ». C'est précisément ce qui rend l'analyse de ce documentaire importante. Si c'était CNews ou BFM, le mécanisme serait déjà identifié, classé. Mais Arte touche un public qui réfléchit et c'est auprès de ce public que la manipulation narrative la plus sophistiquée produit ses effets les plus profonds. Le film ne s'adresse pas à un auditoire prédisposé à la rhétorique guerrière. Il doit la construire progressivement, par accumulation, sans jamais la rendre trop visible. C'est cette architecture que l'article démonte.

Votre parallèle avec 1918 et les royautés européennes face à la Révolution française est pertinent. Le narratif de « la démocratie assiégée par les empires » est structurellement autoréalisateur : il produit la militarisation qu'il prétend justifier. Ce que le documentaire fait subir aux faits, c'est exactement ce que vous décrivez à l'échelle historique : prendre une réalité complexe et la réduire à une opposition binaire. Le procédé n'a pas changé depuis deux siècles. Il a seulement gagné en sophistication technique.

Vous écrivez : « Arte voudrait nous faire croire à son objectivité. Or le parti pris pour "nos" démocraties est évident. Et il est sans recul. » C'est exactement ce que l'article documente, séquence par séquence. La voix off ne dit jamais « nous pensons que ». Elle dit « ils ont choisi leur camp », « ils mènent une guerre hybride », « ils forment une machine de guerre ». Le point de vue est asséné comme un constat. C'est la marque d'une propagande qui ne se reconnaît pas comme telle — et c'est pour cela qu'elle est efficace auprès d'un public cultivé qui rejetterait une rhétorique trop ouvertement militante. Votre mention de la Yougoslavie est un bon test : si le narratif est « les démocraties contre les empires », un bombardement de l'OTAN sans mandat de l'ONU devient un acte de défense démocratique. Le cadre absorbe la contradiction.

Votre conclusion rejoint un autre pan de ce que Résistance Cognitive documente. « Qui de nos jours a l'impression de vivre en démocratie en France ? Nous sommes plutôt sous la férule de quelques oligarques qui mènent le jeu et se défient bien de donner la voix à un peuple qu'ils méprisent. » Ce n'est pas une digression. C'est le point d'atterrissage logique. Le film vous dit : il y a une menace extérieure totale, donc l'Europe doit devenir une puissance militaire. Mais le peuple que cette puissance est censée défendre n'a jamais été consulté et vous constatez vous-même qu'il n'a pas voix au chapitre sur quoi que ce soit d'autre. Le réarmement est présenté comme une nécessité démocratique, mais la décision est oligarchique. Une contradiction que vous avez identifiée en une phrase.

Si ces sujets vous intéressent, trois articles prolongent directement votre analyse, tous sur le Substack : l'écart légalité/légitimité, le verrou invisible du RIC, et le changement de régime.

Merci pour ce commentaire. C'est rare, et c'est pour cela que ce travail existe.

PS : j'aime beaucoup vos interventions :)

Avatar de GAGNIÉ Axel

Qui regarde encore Arte ? 😁 ...

Avatar de serge lebon

Arte outil de propagande “soft”

Avatar de The Cazuzo

... dénominateur commun à ce système de pensée décentralisé ? BHL

Avatar de jean.bachelerie@wanadoo.fr

Rien à ajouter si ce n'est que l'Occident veut une guerre à mort, la situation de l'Ukraine sur le champ de bataille illustre la dangerosité de la situation et permet de comprendre le financement par l'UE et l'OTAN jusqu'au dernier Ukrainien, la négation de la réalité, l'Ukraine ne peut gagner cette guerre. On retouve avec Netanyhou et Israel ce jeu du tout ou rien pour justifier l'engagement américain, la fusion des deux armées! Là encore la négation de la réalité conduit au tout ou rien, , pour l'instant Trump et les états unis ne sont pas en guerre ouverte, ils manipulent les opinonns de l'Occident global!

On comprend mieux le refus de toute solution diplomatique affichée par l'UE et Israël , en sous main par les états unis de Trump. la dramatisation extrême pourrait bien avoir un effet boomerang!

Avatar de Nicolas Bihan

Nan vraiment l'écriture IA, c'est innommable... 😵

Qui a lu ce texte vraiment en entier ? A mon avis personne, sans doute pas même son prompteur... 😏

Du coup bye bye !

Avatar de Giak

Vous avez écrit « écriture IA innommable », « personne ne l'a lu, pas même son prompteur », « bye bye ». Trois griefs : la technique de production, le circuit de validation, la sortie.

Ce qui n'est pas dans votre commentaire : aucune remarque sur la thèse de l'article, aucune source contestée, aucun timecode signalé comme erroné, aucune citation accusée d'être déformée. Votre commentaire ne contient que des assertions sur l'origine technique du texte, pas sur ce qu'il avance.

>> Ce que vous appelez IA

Ce Substack s'appelle "Résistance Cognitive". Il utilise Truth Engine, un protocole d'enquête documenté. Le protocole existe pour une raison précise : un LLM livré à lui-même ment, se trompe, flagorne, hallucine. C'est un outil puissant mais profondément faillible. Sans humain dans la boucle, sans protocole, sans framework, sans vérification systématique, sans recadrage constant : c'est une bouillie de texte. L'humain n'est pas en surveillance passive. Il est aux commandes à chaque étape. Il vérifie, relit, recadre, corrige les hallucinations, écarte les flagorneries, croise les sources. Le LLM, lui, est un assistant cognitif omniprésent : il compile, résume, cherche, reformule, propose des angles, détecte des patterns. Lui aussi est partout, tout le temps. Mais c'est l'humain qui tranche, corrige, valide.

Derrière l'article que vous avez quitté : 25 enquêtes distinctes, trois phases d'écriture et de vérification, des centaines de corrections par version, 16 heures de travail minimum (certains articles ont demandé plus de 30 heures). 117 articles publiés en huit mois avec la même exigence (j'avoue que certains sont de moindre qualité). Alors voici le défi, pour le « prompteur » que vous imaginez : produisez un article de cette rigueur avec quelques prompts.

>> Ce que votre commentaire évite

L'article que vous avez quitté autopsie un documentaire de 94 minutes. Six actes narratifs, vingt-huit séquences, dix-neuf sources. Chaque timecode vérifié. Il documente comment des coopérations réelles sont transformées en menace totale par une série d'opérations successives : agrégation, militarisation, totalisation, absorption des crises, attribution d'un plan, mobilisation.

Une analyse forensique. Elle peut être contestée séquence par séquence. Mais votre commentaire ne conteste rien. Il s'arrête sur l'instrument.

Un syllogisme : le texte est produit avec un LLM, donc il ne mérite pas d'être lu. Ce syllogisme ne dit rien du texte et tout du geste. C'est exactement la mécanique que Résistance Cognitive documente : un réflexe qui dispense de lire, une disqualification par l'origine technique qui remplace l'analyse du fond.

Vous pouvez contester le fond. Le protocole est conçu pour ça : chaque fait est tracé, chaque source est citée, chaque timecode est vérifiable. Mais si vous choisissez de ne pas lire, votre commentaire ne porte pas sur l'article. Il porte sur votre rapport à la technique. Et c'est un autre sujet.